Carnet Sagesse (Canada)

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mardi 15 mars 2011

UN VOYAGE ORGANISÉ

Les chrétiens et chrétiennes se mettent en route ces jours-ci vers le Jour qui marque le sommet de leur foi : Christ ressuscité ... Tout un voyage qui durera quarante jours! Mieux vaut qu’il soit organisé !
 
Notre correspondante, Maria affirme : « Aucune mention dans les médias  de cette période de Carême si importante pour les chrétiens et chrétiennes… Il semble indispensable, à mon humble avis, de remettre sur table cette notion d’un temps de purification avant Pâques. Important de garder toujours vivant dans notre mémoire, ce temps significatif du calendrier liturgique chrétien. Ce temps qui n’est pas l`équivalent de  la «privation» ou de «l’autopunition» mais plutôt de la communion avec la souffrance des autres, du ressourcement et d’un retour vers l’essentiel dans nos vies. Tout cela nous permettant d’apprécier avec grande joie, l’arrivée de la Fête de Pâques.»

Tout un VOYAGE donc, toute une montée  qui nécessite d’être organisée : éclairée et nourrie! Pourquoi, ne pas nous y aider en nous rappelant la signification de ce temps appelé «carême» et les gestes aptes à nous libérer sur la route ?  L’aventure n’en vaut-elle pas la peine ?

dimanche 13 février 2011

TOUT SUR LA BEAUTÉ …

racines_de_la_beaut

 

La Beauté, comment peut-on la définir?
Est-ce un regard? Est-ce un sourire ou un rire?

La Beauté, d’où peut-elle provenir?
De l’œuvre de Dieu ? Du génie de l’Homme?

La Beauté, où nous fait-elle parvenir?
A la démocratie ? A  la tyrannie?

 

La Beauté, de quoi peut-elle nous instruire?
Du culte du Divin? Du respect de l’Humain?

 

La Beauté, que pouvez-vous nous en dire?

dimanche 9 janvier 2011

HABITER UN TEMPS ÉCLATÉ

Habiter le «temps», ces secondes, ces minutes et ces heures qui passent et qui jamais ne reviendront … Quel défi à l’époque actuelle où le temps est de plus en plus éclaté … Où tout semble mis en œuvre pour nous projeter en avant au point même de nous faire oublier ce matériel précieux qui doit servir à construire nos vies. De fait, nous entendons souvent : «un projet, ça fait vivre» … Ou encore : vieillir sans projet, occasionne un vieillissement précoce et moins heureux. Avoir un projet garde le cœur et les yeux jeunes. La vie étant en avant toujours … dans le risque et l’audace ! Par ailleurs, nous entendons aussi avec autant d’insistance : le grand secret d’une vie féconde et heureuse, c’est d’habiter le moment présentle temps

 «Heureusement pour le futur de l'humanité, l'être humain n'a pas de nature figée. Il est intention et dépassement. C'est pourquoi j'aimerais partager avec vous la grande confiance qui m'anime en sa capacité de dépasser la souffrance et de prendre conscience qu'aimer le moment présent est une grande étape sur la voie du bonheur.» M. Gandhi
Est-il possible de vraiment habiter un temps éclaté ? Est-il possible d’associer l’amour du moment présent et le besoin de faire de sa vie, un projet ?  Pourquoi ne pas mettre en commun notre réflexion sur cette question vitale, s’il en est une !
COMMENT HABITER UN TEMPS ÉCLATÉ ?

samedi 18 décembre 2010

LE TEMPS D’UNE NAISSANCE

Le grand poète et chansonnier, Jacques Brel a dit un jour : «Nous ne sommes pas tous du même bord, mais nous cherchons un même port.» Tous nous cherchons un été éternel, un soleil éblouissant … La course effrénée qui nous conduit au jour de Noël témoigne d’une recherche, d’une quête inassouvie. Au fond, nous sommes tous des chercheurs de Dieu. Comme le dit notre ami, André Beauchamp : «… nous cherchons au-delà de cette nuit un jour plus lumineux, une vérité plus vraie que nous-mêmes. En ce sens, il y a dans Noël une dimension religieuse.
 sainte_famille

Noël est un cri que nous lançons dans la nuit de notre temps
Ferons-nous une place à ce Dieu qui, la nuit de Bethléem n’a pas trouvé de lieu pour naître ? Il cherche encore aujourd’hui. Il nous cherche car c’est chez-nous qu’Il veut naître. C’est le lieu où Il désire s’incarner. Pourquoi ne pas lui ouvrir ?
HEUREUX NOËL !
Source : Ce texte est inspiré de Comprendre la Parole (A), André Beauchamp, pp.53-56

samedi 27 novembre 2010

JE SUIS «COOL» !

Une chanson pop «humoristique» de Gilles Valiquette, auteur-compositeur-interprète canadien, s’intitule ainsi : « JE SUIS COOL !» «Aujourd'hui y faut que j'm'arrange pour pas avoir l'air trop «clean», dit encore la chanson. Des décennies se sont écoulées et cette mélodie charme encore aujourd’hui.

La «tendance», ce comportement adopté par une culture et qui consiste à flatter et à plaire, a certainement ses limites et provoque un questionnement, il va sans dire.

Je suis «tendance», «à la mode», OU je choisis de «faire une différence» ?

neige

L'anglicisme, «faire une différence», est aussi dans le vocabulaire actuel. Si on saisit l’essence de cette expression, elle peut nous conduire loin … «Who you are, makes a difference in my life»! (anonyme) Je crois qu’en français, pour en respecter le sens, nous pouvons traduire cette expression, comme ceci :

«Ce que tu ES, m’interpelle et embellit ma vie !» (traduction libre)

Nos choix personnels et nos choix comme société, en général, sont-ils «cool» ou «font-ils une différence»?

Bientôt Noël, grande fête au calendrier des chrétiens et chrétiennes. Préparatifs et Fête dans tous les coins du monde.

D’excellentes occasions aussi pour «faire une différence». Qu’en pensons-nous ?

Le Blog de la Sagesse est ouvert à la réflexion, au dialogue et à la différence ! À la formulation de vœux aussi, si nous le souhaitons !

dimanche 7 novembre 2010

Vivre, souffrir, mourir «dans la dignité»


«Un pauvre bûcheron, tout couvert de ramée,
Sous le faix du fagot aussi bien que des ans
Gémissant et courbé, marchait à pas pesants,
Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée.
Enfin, n'en pouvant plus d'effort et de douleur,
Il met bas son fagot, il songe à son malheur.
Quel plaisir a-t-il eu depuis qu'il est au monde ?
En est-il un plus pauvre en la machine ronde ?
Point de pain quelquefois et jamais de repos.
Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts,
Le créancier et la corvée
Lui font d'un malheureux, la peinture achevée


Il appelle la Mort ; elle vient sans tarder
Lui demande ce qu'il faut faire.
« C'est, dit-il, afin de m'aider
A recharger ce bois ; tu ne tarderas* guère. »

Le trépas vient tout guérir ;
Mais ne bougeons d'où nous sommes :
Plutôt souffrir que mourir,
C'est la devise des hommes.» * t'attarderas

Jean de La Fontaine

Cher monsieur Jean de La Fontaine, nous dirais-tu la même chose aujourd’hui ?
Nous du siècle actuel, comment devons-nous comprendre : «vivre, souffrir et mourir «dans la dignité» ?

Le Blog de la Sagesse offre aux Internautes la possibilité d’écrire d’autres «fables» sur le sujet. Ou encore de dialoguer avec le Bûcheron de la fable qui converse avec la Mort comme une Familière de son quotidien …

Peut-être pourrons-nous ainsi instruire monsieur De La Fontaine au sujet du «vivre, souffrir et mourir dans la dignité»? ...

samedi 2 octobre 2010

HISTOIRES DE PEUR

Le cœur bat de plus en plus vite, les mains tremblent, le ventre se noue, la gorge se serre, la sueur dégouline du front, c’est le corps qui répond à une peur ressentie par l’esprit. D’où vient-elle cette peur? Est-ce d’une menace réelle ou d’une menace imaginaire? Comment réagir? Fuir? Laisser faire? Ou y faire face?

En fait, on dit que, dans bien de cas, la peur est un frein qui empêche les personnes d’avancer dans la vie et d’être pleinement épanouies.

Qu’en pensez-vous? Oseriez-vous partager avec nous vos expériences et vos réflexions sur le thème de la peur?

lundi 28 juin 2010

INTERRUPTION TEMPORAIRE

Chères lectrices, chers lecteurs du Blog de la Sagesse,

Nous évaluons présentement le Blog de la Sagesse …

Vous en excuserez l'interruption temporaire qui s’impose
pour un meilleur service.

À chacun, à chacune de vous, nous souhaitons un excellent été !


Les festivals abondent en nombre et en qualité. Les occasions de rencontrer des personnes inspirantes et de faire d’heureuses expériences s’offrent aussi généreusement. Il y a parmi nous ceux et celles dont la vie est au ralenti et attendent des signes de présence et d’affection. Que nous soyons de ce nombre ou parmi les bien-portant-e-s, laissons-nous inspirer par l'accueil et le don !

Que la Sagesse précède nos pas et nos gestes ! Avec nous, Elle saura faire de ce temps estival, un temps de beauté et de créativité en faveur de la VIE !

À BIENTÔT !

lundi 17 mai 2010

À LA RECHERCHE du GROS LOT

Dans les mœurs actuelles, les loteries, les «gratteux», les casinos, les bingos, toute une panoplie de jeux à l'argent, vidéos et télévisuels, ont de la vogue !

Et les joueurs sont en quête du gros lot ... pas moins.

Le Blog actuel, ouvre sur un partage autour de nos «chasses aux trésors» ... La loterie et les jeux à l'argent, en général, convoitent le gros lot … mais ce «Trésor» peut prendre d'autres formes. Et il n’est pas, nécessairement, asservissant – cela dépens toujours du pouvoir que nous lui accordons ...


Où en sommes-nous dans notre «chasse aux trésors» ? En quoi consiste cette recherche actuellement ? Les trésors qui habitaient nos rêves d'enfant ont-ils encore du pouvoir sur nous ou sont-ils remplacés par d’autres ?

Pourquoi toute cette frénésie autour du GROS LOT ?

vendredi 9 avril 2010

OÙ DONC EST DIEU EN 2010 ?

Où donc trouver Dieu en 2010 ?

Ce matin, dans un Blog de cyberpresse, on parlait de «pardon» et de «purgatoire»» en lien avec des sanctions à imposer… et on parle souvent de «grand-messe» et de «miracle» dans la publicité en général …

L'autre matin, en arrivant dans la salle d’attente de l’hôpital Maisonneuve, mon regard fut frappé aussi par une reproduction de la «Création» de Michel Ange rappelant aux patients de protéger leur santé en se lavant les mains !


Anomalie étrange. N’a-t-on pas, dans un souci de libération et d’authenticité entre autres, volontairement évacué de la vie quotidienne, quantité de symboles et de vocabulaire d’une religion qu’on juge dépassée ? Par ailleurs, nos publicitaires et chroniqueurs sont conscients qu’à cause de leur âge moyen, les populations d’ici, même inconsciemment, peuvent être touchées (accrochées du moins) par l’image ou le vocabulaire religieux. Pas sûr pour autant qu’on y lit la présence de Dieu ou le sens du sacré ! C’est sans doute «accrocheur» mais pas révélateur de présence!

Dieu est certainement avec nous en 2010, mais où ?

mardi 9 mars 2010

DEVENIR SOLIDAIRE : UNE DÉCISION ?

Les derniers séismes, en Haïti puis au Chili, ont soulevé la grande question de la solidarité humaine.

Depuis longtemps on déclare que l’être humain est un «nœud de relations». Peut-on affirmer pour autant que les êtres humains sont naturellement solidaires ?

Saint-Exupéry pousse plus loin notre réflexion et notre conscientisation en affirmant : «Chacun est responsable de tous. Chacun est seul responsable. Chacun est seul responsable de tous.» (Terre Humaine)

Pas étonnant qu’une saine tension fasse toujours partie des relations humaines ! Pas étonnant que la solidarité ne soit pas toujours spontanée, encore moins, continue.
Comment chaque être humain peut-il arriver à se dire : «Non seulement je ne suis pas seul/e au monde mais je dépends des autres et je réponds des autres. »

Solitude et solidarité, liberté et respect de l’autre, respect de l’autre et interdépendance assumée et active … La tension qu'instaure cet ensemble de valeurs en nous et entre nous, serait-elle créatrice de solidarité ?

Pour progresser, l’être humain ne peut en aucune façon, semble-t-il, s’installer dans une sécurité oublieuse de l’insécurité et de la souffrance de ses semblables.

Le Blog de la Sagesse nous invite à échanger sur cette question vitale de la solidarité et à partager, si nous le désirons, des expériences qui se sont révélées enrichissantes.

dimanche 7 février 2010

DEVENIR HUMAIN/E

Tout le monde sait qu’il ne suffit pas d’exister pour être. Ce n’est pas parce que j’ai découvert chez-moi des capacités pour être un jour, chirurgien/chirurgienne, que je le suis ! Je dois de toute évidence le devenir, c’est-à-dire, m’habiliter par la formation et l’expérience, à le devenir véritablement. Et, sans doute, que pour un certain temps, je devrai être patient-e avec moi-même pour acquérir la réputation de bon/bonne chirurgien-ne ! Ce n’est pas après deux opérations qu’une confirmation m’en sera donnée, mais après bon nombre de défis relevés et surtout, la décision toujours plus claire de le DEVENIR !

«Devenir humain/e», c’est aussi un projet. Il ne suffit pas d’être né-e de la race humaine, pour que tout soit acquis. C’est un projet, de devenir un être humain. Il arrive que nous n’ayons pas «le courage du bonheur qui nous attend», dit un commentateur de la Parole du jeune homme riche. Nous entrevoyons la joie qui nous attend en faisant des pas vers ce devenir, cet accomplissement, mais voilà que la peur nous prend et nous reculons. C’est trop beau pour être vrai, nous disons-nous sans doute !

Le présent Billet du Blog de la Sagesse, nous invite à réfléchir et partager autour de ce thème du devenir humain/humaine. Porte ouverte à la réflexion et au partage !

mardi 12 janvier 2010

RENDEZ-VOUS AVEC L'HISTOIRE

-Raconte-moi une histoire, papi !
-Quelle histoire veux-tu entendre ma chérie ? dit papi.
-Tu sais celle que tu m’as dessinée un jour pour mon «scrapbook» … l’histoire de la VIE, tu sais …
- Oh! lala! … tu te souviens de ça ? Cette histoire justement ne se raconte pas vraiment parce qu’elle ne semble pas avoir de fin. Tu sais, ce n’est pas comme toutes ces histoires où le bon est récompensé, le mauvais puni, ou encore, le jeune homme aime une belle et les deux jeunes gens s’épousent et ont des enfants ! L’histoire de la vie, je vais te dire, ma petite adorée, c’est comme une grande tapisserie -- un genre d’immense Moulin à Images, comme celui que nous avons vu ensemble à Québec, tu te souviens ?
- Oui, oui, c’était vivant, grouillant de vie … On aurait dit que jamais plus ça finirait !
- C’est ça ! Dans cette tapisserie de la VIE, je suis dedans, à 82 ans … tu es dedans, autant que moi, à 6 ans, ta maman y est à 28 ans, ton papa, à 30 ans. Chacun/e de nous, on a reçu un morceau de tapisserie (qui va s’agrandir avec nous). Mais ce n’est pas tout ! On a aussi reçu, en même temps que la tapisserie, un Fil d’or qui semble se dérouler du fond des siècles… C’est loin ça ! Ce Fil, il est presque invisible et il bouge et brille un peu comme la lumière tôt le matin … Tu sais la lumière qui chuchote sur le lac, tôt le matin au chalet … On dirait même qu’elle veut RACONTER une histoire! Le Fil d’or aussi !
-Et qu’est-ce qu’il veut nous dire le Fil d’or, papi, d’après toi ?



- Écoute ma chérie, la lumière sur le lac, est-ce qu’elle parle fort ?
- Mais non ! Tu l’as dit, elle chuchote !
- Voilà … le Fil d’or aussi, il chuchote … il renferme un secret, riche de siècles d’histoire. Ce qu’il souhaite, en attendant de mieux le découvrir, c’est que tu le laisses habiller ta Vie comme la fleur qui accueille la lumière et devient resplendissante de couleurs!
-Est-ce que je comprends bien, papi ? Le Fil d’or que je reçois, c’est comme une lumière qui me fait comprendre du dedans, ma vie aujourd’hui. Puis tu as dit qu’il semble venir de bien loin le secret, ça veut dire qu’il est à tout le monde et à personne en particulier ? En même temps, il nous rassemble tous ensemble et peut, si on lui fait attention, nous garder unis et nous guider ? Wow ! Merci pour l’histoire ni dessinée, ni racontée, merveilleux papi !
-Chère petite de mon cœur, tu es trop fine, je vais t’en raconter encore des histoires impossibles !

ET NOUS, AVONS-NOUS COMMENCÉ À JONGLER AVEC LE FIL D’OR QUI TRAVERSE L’HISTOIRE HUMAINE ?

lundi 7 décembre 2009

L'ATTENTE

L’attente, sous ses formes diverses, fait partie intégrante de notre vie : attente joyeuse de la venue d’une personne aimée, attente fébrile d’une fête, attente anxieuse du résultat d’un examen de santé… Mais aujourd’hui, en cette période merveilleuse où l’on espère un nouveau-né qui changera la face du monde, je vous partage une expérience qui m’a profondément marquée.
Plusieurs d’entre nous se sont sans doute interrogés sur les sentiments qui animaient nos mères lorsqu’elles nous portaient. Eh! bien, j’ai eu cette chance incroyable de le savoir à travers la correspondance échangée entre ma mère et mon père parti à Montréal où un de mes oncles lui avait trouvé du travail. En cette période de crise elle a donc été séparée de lui durant quelques mois lorsque je me développais dans son sein. Ces lettres, s’échelonnant de mars à mai 1934 et dont j’ignorais l’existence, je les ai découvertes dans son secrétaire quelques jours après son décès, soit le 22 octobre, jour même de son anniversaire. Je ne crois pas que ce soit par hasard mais bien plutôt par une coïncidence providentielle -- de ces coïncidences qui parsèment nos vies quand nous savons les voir avec les « yeux du cœur ».


C’est avec émotion que j’ai partagé ces missives avec ma sœur cadette, qui avait accueilli notre mère vers la fin de sa vie, et chez qui je logeais en cette période de deuil. Leur lecture nous a vraiment réconfortées car nous y voyions, presque au jour le jour, toute la tendresse qu’elle portait à son jeune époux, à ma sœur, à mon frère et au petit être au développement duquel elle était si attentive. Elle y parlait du petit trousseau qu’elle cousait assise sur la galerie avec ses deux aînés et combien elle avait hâte d’y voir le poupon à qui il était destiné. Elle partageait aussi avec notre père les mille et uns détails d’un quotidien transfiguré par l’amour porté aux siens.

Chers Internautes, cette attente pleine d’espérance nous la revivons chaque année durant les semaines qui précèdent Noël et je dirais même à longueur de vie ! Nous en parler pourrait sans doute nous en faire découvrir la richesse, la densité et les conditions pour que l'attente soit du côté de la vie ! L’occasion serait aussi favorable pour se partager d’heureux ou moins heureux souvenirs … liés à l’attente …

lundi 9 novembre 2009

MURS VISIBLES, MURS INVISIBLES

«Toujours plus de murs dans un monde sans frontières». C'est par ce titre qu'Élisabeth Vallet débutait son article sur ce sujet dans "Le Devoir" du 26 octobre dernier. Et pourtant nous fêterons le 9 novembre prochain le vingtième anniversaire de la chute du fameux mur de Berlin situé entre l'Allemagne de l'ouest et celle de l'est. Cet événement suscita une onde de joie et d'espoir à travers le monde: verrions-nous enfin la chute de tous les murs?

Deux décennies plus tard nous devons constater hélas qu'il n'en est rien. Il existe présentement 10 murs à travers le monde "dont la majorité ont été érigés après cette date. Ils séparent des peuples et des États. Leur fonction a toutefois changé: ils n'empêchent plus des gens de sortir. Ce sont maintenant des remparts qui servent à bloquer l'arrivée de l'Autre. Celui qui est pauvre. Celui qui fait peur." ("La Presse" reportage du 26 septembre 2009). Voici leur liste officielle avec le but de leur érection. Cisjordanie : barrière de sécurité d'Israël contre les attaques des Palestiniens. Ceuta et Mellila: situé au Maroc pour empêcher l'immigration illégale des Africains vers l'Europe. Sahara occidental: pour protéger le Maroc contre les incursions du Polisario. Cachemire: pour protéger l'Inde de l'infiltration des séparatistes pakistanais. Belfast: symbole de la division entre catholiques et protestants. Bagdad: barrière de sécurité entre les sunnites et chiites. États-Unis-Mexique: pour contrer l'immigration illégale des Mexicains. Zimbabwe-Botswana: pour empêcher le passage de ceux qui fuient le régime du dictateur Mugabe. Chypre: mur de division entre Grecs et Turcs. Arabie saoudite: protection contre ses voisins "encombrants".


Mais en quoi ces murs nous concernent-ils puisqu'ils sont situés dans d'autres pays que le nôtre?

Ces murs visibles, il nous est peut-être difficile en tant qu'individu de les faire tomber. Mais combien d'autres, invisibles ceux-là, existent au milieu de nous: mur du racisme, du sexisme, de l'intolérance, de l'égoïsme, de l'indifférence… Là aussi la liste peut être longue. N'avons-nous pas un rôle à jouer au quotidien pour les bannir de nos vies? Par de simples gestes d'accueil et d'ouverture à l'autre, entre autres, ne pouvons-nous pas les faire s'écrouler d'abord en nous et autour de nous?

Je vous invite donc, chers Internautes, à partager vos expériences en ce sens et leur influence positive sur vos vies.

Jeannette Roy, fdls

samedi 10 octobre 2009

PRIER DANS TOUTES LES DIRECTIONS …

PRIER! ... Avec ou sans formules? Seul(e) ou avec les autres? En silence ou avec des chants? À l’église, sur le trottoir ou dans ma chambre?
PRIER! Avec sa tête? son cœur? son corps?
PRIER ! Privément ou publiquement? Personnellement ou communautairement? Officiellement ou spontanément? Avec ou sans formules ?

Le thème de la prière est rassembleur et englobant. Difficile d’être pour ou contre. Toutes les réponses sont bonnes !

Alors pourquoi ne pas partager nos expériences de prière ?

J’entends encore «Notre-Dame des éclaireurs», que les louveteaux, assis autour du feu de camp, chantaient à Marie, avant d’aller dormir dans la confiance et la paix.
C’est le mois du Rosaire. Plusieurs croyantes/croyantes demeurent fidèles au chapelet quotidien. Trouvons-nous encore le temps et le goût de réciter l’Ave Maria? La formule serait-elle usée? Ou, bien au contraire, la répétition des paroles de l’Ange vient-elle, tel un mantra, encadrer et soutenir le cours de nos vies, qu’il soit joyeux, douloureux, heureux (glorieux) ou … lumineux !

Prier, dans toutes les directions … pourquoi ne pas s’en parler ?

dimanche 6 septembre 2009

«TRAVAILLER, C'EST TROP DUR !»

«Travailler, c'est trop dur» … dit la chanson.

Le Larousse 2009 donne comme origine du mot «travail» celui de «tripalium» signifiant «torturer». En effet «tripalium» a déjà désigné un instrument de torture de trois pieux … Et tout cela remonte au XIIe siècle ! (cf. Maurice Godelier)

Il semble bien qu’il reste des relents d’une telle définition du travail puisque encore aujourd’hui, malgré l’évolution, et des conditions de vie et des mentalités, le travail n’a pas toujours l’aspect léger et emballant d’un projet de création…

«Plus j’ai envie que quelque chose soit fait et moins j’appelle ça du travail», dit Richard Bach. En plus, Bach affirme que l’être humain possède les capacités de réaliser ses souhaits. Avec lui, cependant, nous ajouterons bien vite, que cela ne peut se faire sans travail !

Pourquoi le travail conserve-t-il souvent un aspect pénible et parfois rebutant ? À quelles conditions peut-il devenir agréable et même attrayant ?

Si on s’en parlait au cours de ce mois de la rentrée ?

dimanche 2 août 2009

LÂCHER PRISE … qu’est-ce à dire ?

Tout est appelé à naître sans fin … N’est-ce pas ce que la nature même nous dit ? Les quatre saisons au Canada le proclament bien fort. C’est le cycle de la renaissance continue.

Pourtant n’y a-t-il pas un monologue qui nous habite assez facilement : «Que tout soit parfait dans ma vie. Que rien ne cloche, rien ne dépasse, que rien ne nuise à la réalisation d’un projet, d’une ambition, d’un rêve, de mes relations… de tout ce qui touche à ma vie quoi !»

Nous sommes assez souvent rempli-e-s d’une impatience qui, au lieu de nous appeler en avant, semble plutôt nous fixer dans ce moment névralgique qui nous ébranle … Pourquoi l’obstacle nous ébranle-t-il ? Parce qu’il nous paraît contradictoire avec notre désir de bonheur, de réalisation … Désir que nous souhaitons se réaliser pleinement et tout de suite.
Cela est très humain semble-t-il !

La psychologie contemporaine insiste beaucoup sur le «LÂCHER PRISE» dans de telles situations. N’y aurait-il pas là une vraie sagesse ? En effet, avec du recul, nous devons constater que, souvent, nous avons bloqué la vie avec nos impatiences. Impatiences qui nous ont conduits à nous «accrocher» obstinément et, bien plus, à poser des gestes contradictoires avec nos désirs profonds.

Le présent billet ouvre sur une réflexion au sujet du LÂCHER PRISE au quotidien mais aussi dans certains tournants de la vie. Invitation nous est faite de nous enrichir mutuellement sur cette question vitale … !

mercredi 17 juin 2009

L'Écologie : une nouvelle religion ?

«Derrière toute vision écologique du monde se profile une théologie qui s’ignore.» (Ginette Paris)

Il faudrait être la proie d’une inconscience totale pour ne pas saisir l’urgence d’agir face à la crise écologique actuelle. Il est vrai, comme le disait dernièrement André Beauchamp, qu’on parle beaucoup de cette crise de façon vague et alarmiste. Ce qui produit un effet de doute : cela est-il vrai ou nous raconte-t-on des peurs ? De plus, nous, occidentaux, sommes si ancré(e) s dans des habitudes de confort, de facilité et disons-le, de gaspillage facile, que l’indifférence et l’inconscience prennent facilement le dessus. De là, à oublier ou ignorer ce qui menace sérieusement notre Planète, il n’y a qu’un pas.

Pourtant, plusieurs personnes se laissent toucher. Il y a, depuis un certain temps, un déplacement du sacré vers le secteur séculier. Une véritable spiritualité de l’environnement se développe de plus en plus. L’éthique de la solidarité, entre autres, favorise une telle spiritualité. On perçoit mieux les liens entre Dieu, les humains et la matière.

L’écologie peut-elle devenir la religion des sociétés modernes ?

Le Blog de la Sagesse nous invite à donner une opinion sur ce sujet cuisant d’actualité et à nous aider mutuellement à y cueillir la grâce de ce temps qui est le nôtre.

jeudi 11 juin 2009

HOMMAGE AUX JARDINAUTES

Chers ami(e)s blogueurs et blogueuses,

Au moment de dire Au revoir, j’ai un petit cadeau à offrir.
À vous tous et toutes qui avez collaboré ou rendu visite au blog de la mi-mai,
en vertu des pouvoirs qui me sont délégués,je confère aujourd’hui à chacune et à chacun de vous
le très honorable titre de JARDINAUTE,
ceci pour avoir quotidiennement œuvré autant dans votre jardin réel que dans notre jardin virtuel.



Tout à votre honneur, chères Maria, Aline, Lucille, chers Léo et jardiniers anonymes, et tous les autres qui ont arpenté notre jardin.

Voici le nom de quelques sites Web du plus haut intérêt pour toute personne qui s’intéresse au jardinage.
Un conseil toutefois, prenez garde aux mauvaises herbes qui réussissent parfois à se faufiler dans les meilleures terres.

Voici donc les Sites en question :

Jardin-âge, Jardinaute, Les jardins de Métis, Les jardins de Normandin,
Le jardin intérieur, cultiver des vertus dans son cœur
Les jardins du silence, Jardin-Art, Jardin-Or ...

Souhaitons un été reposant à notre Planète bleue et à tous ses habitants : beauté, justice, détente, présence, respect de l'environnement et des personnes.

N.B. La photo présente André et Pauline, son épouse, tous deux très fiers de leur beau jardin !

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