Carnet Sagesse (Canada)

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samedi 16 mai 2009

MOMENTS D'INDISCRÉTION PRINTANIÈRE




Pas de jardin sans jardinier.
Pas de jardinier sans jardin.
Lequel vient avant l’autre?
L’œuf ou la poule?
Le jardin ou le jardinier?
L’un et l’autre ont leurs secrets. Un jour, jardin et jardinier se font confiance. Ils se confient l’un à l’autre et échangent leurs secrets. Tous deux se font confiance : le jardin aux mains habiles du jardinier, et le jardinier à l’humus du sol. Les semences du printemps sont autant de secrets déposés en terre qui dévoileront toute la richesse de leur identité, dans quelques semaines ou pendant l’été. Au cours des prochaines semaines, le blog vous invite à entrer dans la ronde d’une indiscrétion saine et constructive. Ayez confiance, nous n’en soufflerons mot à personne ! Confiez-nous votre expérience de jardinage, quel qu’il soit : floral, potager, pédagogique, spirituel. Quelle joie, quelle chanson, quel souvenir de votre enfance, quelle expérience récente sont pour vous associés aux activités de jardinage qui débutent ces jours-ci?
Quelles sont les qualités du bon jardinier?

Notre blog : un jardin qui attend la bonne semence de tes réflexions. Bienvenue chez toi!

lundi 6 avril 2009

__Le succès fait-il le poids de la personne ?__

En ce siècle d’efficacité, de rendement effréné, de productivité à tout prix, on peut arriver à croire que le succès fait le poids de la personne. Il y a là un guet-apens subtil de la culture contemporaine. J’entendais ce matin à Radio Ville-Marie que ce serait une des causes des nombreux infanticides dont nous sommes témoins actuellement. Des enquêtes révèlent en effet que certains parents s’attachent maladivement à l’idée de «réussir» l’éducation de leur enfant … à un tel point, que l’impossible ou les épreuves se présentant, ils choisissent de mettre fin à la vie de l’enfant plutôt que d’essuyer un échec. Incroyable mais vrai semble-t-il. Cela n’épuise pas, bien sûr, les motifs de cet acte qui demeure aberrant, voire, incompréhensible, mais invite instamment à réfléchir.

LE SUCCÈS FAIT-IL LE POIDS DE LA PERSONNE ?

Pour notre propre gouverne, l’importance que prend le succès dans notre vie se pose sérieusement. Si on fait du succès un dieu, le centre de notre vie, que se passe-t-il ? N’y a-t-il pas d’autres valeurs qui peuvent pondérer nos choix, le rythme de nos vies, nos réactions, nos orientations ?

Pour qui a la foi, un regard sur Jésus de Nazareth et ses choix surprenants, peut certainement éclairer …

En cette saison de Pâques, le Blog de la Sagesse invite à ouvrir sur cette interrogation d’importance qui concerne la qualité de nos VIES.

jeudi 19 février 2009

La Petite Fille Espérance

À ce moment de l'hiver, parfois trop rigoureux à notre goût, parler d'Espérance ne peut être que bénéfique. Parler de cette petite Fille Espérance chère à Péguy et qu'il décrit si joliment dans le "Porche du mystère de la deuxième Vertu": "Ce qui m'étonne, dit Dieu, c'est l'Espérance. Et je n'en reviens pas... Cette petite fille Espérance. Immortelle… La Foi est une Épouse fidèle. La Charité est une mère… L'Espérance est une petite fille de rien du tout qui est venue au monde le jour de Noël de l'année dernière"
Et le poète, en fin connaisseur de l'âme humaine, ajoute: "La petite Espérance s'avance toute seule entre ses deux grandes sœurs (la Foi et la charité). Et on ne prend seulement pas garde à elle… Et il continue: C'est elle, cette petite, qui entraîne tout. Car la Foi ne voit que ce qui est. Et elle, elle voit ce qui sera. La Charité n'aime que ce qui est. Et elle, elle aime ce qui sera".


Péguy n'est d'ailleurs pas le seul à avoir parlé d'espérance. Bien avant lui nos ancêtres dans la foi ont insisté sur cette vertu qu'ils voulaient nous voir chevillée au cœur. Paul, dans la Lettre aux Hébreux qui lui est attribuée, affirme: "Sans fléchir continuons de confesser notre espérance, car fidèle est celui qui a promis " (10,22) et Pierre dans sa première épître nous invite instamment : … soyez toujours prêts à défendre votre espérance devant ceux qui vous en demanderaient compte." (3, 15)
Mais nous sommes parfois en manque d'espérance et trébuchons sur le chemin "raboteux" de la vie. Surtout quand les médias ne présentent que guerres et tragédies à faire désespérer de l'être humain. Mais n'oublions pas que c'est l'Espérance seule, portant les autres (Foi et Charité), qui traversa les mondes révolus… et nous aidera à découvrir chez nos contemporain e s ces gestes généreux et souvent héroïques faisant échec à l'égoïsme et la haine.

Cher e s Internautes, prenons maintenant la parole pour partager comment, au cœur de notre quotidien, nous cheminons avec cette "petite fille espérance".

samedi 31 janvier 2009

SUR QUOI REPOSE LE BONHEUR ?

«À notre époque, le bonheur est employé dans le sens de la plénitude, de la satisfaction totale. A l’origine, ce mot évoquait le présage, la chance, la fortune. C’est de cette origine que sont nés des objets aux vertus plus ou moins magiques …» «Pour atteindre le bonheur, chaque époque, chaque pays, chaque peuple, chaque religion a ses codes et ses rites pour éviter le mauvais sort ...»

Hier soir j’ai regardé «Paquet Voleur» à la TV. C’était pour le million. Un véritable bain d’émotions fort variées. Dans l’ensemble bien sûr, le désir de gagner régnait. Même si quelques participants étaient là pour aider un organisme ou l’autre – donc plus dégagé-e-s malgré tout. Toujours est-il que, la situation économique étant collée à l’indice du bonheur en Amérique du Nord, pour la plupart de ces personnes, le désir de gagner semblait bien correspondait au désir intense d’être heureux – cela se voyait et s’entendait ! Il y avait même un participant qui s’était présenté avec une photo de Saint Marc placée dans une de ses chaussures. Pourquoi dans sa chaussure ? En lien avec la coutume du Ministre des Finances canadien de s’acheter des souliers neufs lors de la présentation d’un nouveau budget ?? J’ignore vraiment. Si quelqu’un de vous savez, informez-nous !

En lisant la page Internet que vous pouvez atteindre par le lien suivant : http://www.filsantejeunes.com/Les-porteurs-de-bonheur dans le , (d’où sont tirées les citations du début de ce Billet), vous verrez que tous ces objets fétiches servent à développer confiance et courage face à l’adversité et à rendre plus possible le bonheur en bout de ligne !

Finalement, qu’est-ce qui aide le bonheur ? LA CONFIANCE ET LE COURAGE !

Ni l’objet fétiche, ni même, à moyen terme, la somme d’argent gagnée …

vendredi 16 janvier 2009

LE BONHEUR … ÇA EXISTE ?

L’être humain souhaite être heureux, désire connaître cet état qui s’appelle le BONHEUR. C’est universellement reconnu.

Mais voilà, le bonheur à l’état pur, ça ne semble pas exister ici-bas !

«Le bonheur est parfois une bénédiction mais le plus souvent, c’est une conquête», nous dit Paulo Coelho.

Monsieur Barack Obama a-t-il droit au bonheur ? Y aura-t-il accès ? Le titre de nouveau président des Etats-Unis lui assure-t-il le bonheur ? Ce matin en ouvrant Cyberpresse, je lis : Les défis d’Obama : deux guerres, une économie en lambeaux, une planète en péril, un système de santé malade … En écho, on rappelle ce qu’il a affirmé le soir de son éléction : «La route sera longue. Notre montée sera abrupte. Nous n'y arriverons peut-être pas en un an, ou même en un mandat mais, Amérique, je n'ai jamais eu autant d'espoir que ce soir que nous y arriverons.»

Comment le bonheur peut-il exister dans une telle conjoncture ?

Le bonheur existe-t-il ? Est-il une bénédiction ? une conquête ?

Et si on s’en parlait ?

mardi 16 décembre 2008

UNE MAISON ET DU PAIN

Les sans-logis, les mendiants, les itinérants … sont-ils des signes de Noël parmi nous ?

On dit souvent que cette condition de vie est un choix pour plusieurs d’entre eux. Peut-être, mais certainement pas pour tous. La mère monoparentale qui a dû se battre pour trouver un pauvre logis pour elle et ses trois enfants … Le vieillard rejeté, abandonné … Ont-ils choisi leur condition ?

Dans la crise économique et la récession qu’elle entraîne, on entend les organismes crier leur crainte que banques alimentaires et gîtes ne suffisent plus pour répondre aux besoins grandissants. Et particulièrement à l’approche de Noël

Pourtant, une Maison, un Toit et du Pain font partie des biens essentiels. Et Bethléem en hébreux ne veut-il pas dire : «La maison du pain» ?

Dieu pour nous parler prend souvent des chemins surprenants. On dit que le couple, Marie et Joseph, la nuit de l’enfantement, ont dû se loger dans un genre de grotte réservée pour les animaux. En choisissant de naître dans une situation précaire, notre Dieu se range déjà parmi ceux et celles que nos sociétés rejettent ou considèrent peu. Et dans ce lieu misérable, Il se livre aux mains de l’humanité, tel un PAIN à consommer. «Marie déposa l’enfant dans une mangeoire».

Nos sœurs et frères appauvris sont-ils SIGNES de Dieu au milieu de nous ?

Dieu en notre monde est un SIGNE qui parle de DON … qui invite à devenir à notre tour MAISON et PAIN.

mardi 9 décembre 2008

UN MIRACLE DE LA VIE

C'était hier, le 8 décembre, grande fête pour Marie de Nazareth, la CHOISIE entre les femmes. Pour moi, Marie est un Chef-d'oeuvre de la VIE. De cette VIE qui nous habite tous et toutes à l'intime de nous-mêmes et qui peut faire des miracles si nous la respectons.

Marie est Celle qui a laissé la Source en Elle (Source qui portait à son époque le nom de Yahweh) la conduire à la perfection de son être. À un tel point qu'Il a pu lui confier de donner corps à son Amour en notre monde. Cette venue dans notre chair de l'AMOUR divin a pris le nom de JÉSUS. Fils de Marie de Nazareth, Jésus de Nazareth nous racontera le Père, origine de toute vie. Il nous suppliera de nous tourner, dans la justice et la compassion, vers TOUS nos frères et soeurs et en particulier vers ceux et celles qui sont moins favorisé-e-s. Il nous suppliera de respecter en nous-mêmes le SOUFFLE de la vérité et de l'amour déposé en nous à la naissance.

Pour rendre visible son Désir brûlant de transformer tout le créé par l'Amour, notre Dieu a demandé à Marie d'en être le réceptacle. D'être ce LIEU BÉNI d'où Il rayonnerait sur tout l'univers. À cette fin, Dieu a façonné, a ciselé Marie comme le diamant. Il lui a donné une Beauté, une Liberté et une Disponibilité sans précédent.

C'est essentiellement ce que nous fêtons le 8 décembre et qui porte le nom d'IMMACULÉE CONCEPTION.

Ce projet unique, qui s'accomplit encore aujourd'hui, trouve son origine dans le coeur de Dieu et dans la personne toute entière de Marie ! Bien plus, il nous est maintenant gracieusement offert, il est proposé à l'univers entier d'entrer dans ce projet d'enfantement de l'Amour qui transforme, d'y collaborer avec Marie.

Que la Sagesse divine soit bénie pour le MIRACLE de la VIE en Marie et en nous !

jeudi 13 novembre 2008

LE RESPECT DE LA VIE

D’où vient que la réalité appelée VIE – trois petites lettres – me fait frémir intérieurement chaque fois que je m’y arrête dans le silence ? Elle est à moi, cette vie, elle est moi, et en même temps, je la partage avec d’autres vivants et elle peut facilement m’échapper.

Pour ce qui tombe sous mes sens, tout ne commence-t-il pas et ne finit-t-il pas avec elle ! Avec la VIE ! Tout y est subordonné. C’est la valeur suprême. Il y a même un refus catégorique en moi qu’elle puisse un jour tomber dans le néant.


Ce qui me frappe aussi, c’est que la pensée contemporaine évolue par rapport à cette valeur appelée la VIE. Autant on a voulu, dans le passé, séparer science pure et théologie, autant actuellement il existe un courant de pensée qui tente de plus en plus d’unifier la physique et le mysticisme. La théorie du quantum et ses développements, comme d’ailleurs la pensée de certains philosophes et certains spirituels, invitent à considérer la Vie comme le grand mystère qui unifie tout l’univers. «Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?» Lamartine, au 19e siècle, nous mettait déjà en route vers cette unité provenant du mystère de la VIE.

Comment parler du RESPECT DE LA VIE si l’on n’est pas habité par le sentiment du SACRÉ face à tout ce qui nous entoure et tout d’abord face à l’être humain, ce vivant doté d’une conscience réflexive ?

Le Site Sagesse canadien (www.sagesse.ca) a choisi comme grand objectif et thème : LE RESPECT DE LA VIE. L’équipe responsable du Site Sagesse apprécierait qu’internautes et membres de la Famille Sagesse, nous échangions généreusement autour de ce thème pour en dégager toute la sève et nous enrichir mutuellement.

mardi 14 octobre 2008

RESPONSABILITÉ CITOYENNE

Appelé-e-s aux urnes aujourd’hui, sommes-nous conscient-e-s, voulons-nous seulement être consciente-e-s du geste que nous poserons ? Il faut dire qu’il existe actuellement un véritable marasme face à ces élections, pour de multiples raisons. «Difficile me direz-vous de poser un geste vraiment responsable. Nous ne savons plus trop où se situent nos «leaders», comment défricher leurs valeurs réelles, leurs choix réels au-delà d’un charabia électoral et d’une «couleur politique» sur la défensive ou l'offensive !!…» On entend même parfois : «de leaders, nous n’avons plus !»

Il nous semble qu’il y a eu, en effet, des époques où c’était plus simple d’aller poser notre croix sur un bulletin de vote !

Sans doute étions-nous moins plongés au cœur des débats que provoque une mondialisation qui menace de plus en plus l’existence d’une véritable démocratie. Pas facile aujourd’hui de gouverner dans la vérité et la liberté ! Et tout cela ne simplifie rien pour le citoyen !

Pourtant l’affirmation de Müller demeure vraie : «Nous ne sommes pas seulement responsables de ce que nous faisons, mais également de ce que nous laissons faire.»
Non seulement sommes-nous appelé-e-s à bien choisir nos leaders mais à demeurer vigilants quant à leur manière de gérer les intérêts publics.

Évidemment, une responsabilité citoyenne déborde la question du vote. Or, les regroupements humains ont tendance à se promener dans les excès. Comment demeurer conscient-e de ces mouvements de balancier. Par exemple, il y a actellement une tendance à tout centrer sur la consommation et cela risque de faire de l’individu, la valeur suprême, au détriment de la communauté. En sommes-nous vraiment averti-e-s et qu’en faisons-nous ?

Le Billet d’aujourd’hui veut nous offrir la possibilité d’échanger à propos de la responsabilité citoyenne … et ses choix, ses expressions. Pourquoi ne pas nous éclairer sur le sujet et nous soutenir dans un meilleur exercice de cette responsabilité en tout temps ?

mercredi 24 septembre 2008

LA PAIX NAÎT AU COEUR DE L'ÊTRE HUMAIN

__«Montagne, donnez-nous de votre paix
Collines, inspirez-nous votre harmonie. ...

En ces jours, justice fleurira
et grande paix jusqu'à la fin des lunes.

À notre Dieu, la VIE !

Sans Lui, le pays regorgerait-il de froment ?
Les champs de blé onduleraient-ils
sous le vent des montagnes,
aussi beau que ceux du Liban ?»
__

Reconnaissez-vous cette magnifique poésie, une des plus belles invocations sollicitant la paix ? Mais oui, c'est un extrait du psaume 71, une traduction de Stan Rougier.

Cette image des champs de blé bercés par le vent n'est-elle pas fascinante et évocatrice ? Elle fait naître un appel au-dedans de moi : celui de me souvenir que le Dieu de Jésus Christ est le seul dont le nom est PAIX . Seul il peut changer nos coeurs et en faire des lieux de paix.

La paix durable est un tel projet qu’il ne peut pas reposer uniquement sur nos forces humaines. Comme la beauté du champ de blé n’est pas jailli d’un coup de baguette magique mais du concours de Dieu avec l’être humain. Lorsque le Dalaï Lama dit : «Le seul garant de la paix est en soi» … pour moi cela est vrai parce que c’est dans notre cœur que la paix peut naître et prendre forme. Mais elle naît et prend forme lorsque l’être humain collabore avec le Dieu de la Vie et Lui permet de construire la paix en lui et petit à petit de la rayonner autour de lui. La paix sera toujours un projet, une création ...

dimanche 21 septembre 2008

LA PAIX, UNE CRÉATION

La paix, nous la réclamons tous et toutes … La terre entière y aspire.

«La paix est une création continue», a déjà déclaré le politicien, Raymond Poincaré. C’est dire qu’elle ne sera pas donnée sans efforts de notre part ; elle ne nous sera encore moins imposée. Ne serait-ce pas une autre forme de violence ?

Il y a dans la PAIX, un aspect qui semble passif et un aspect actif. L’affirmation de M.Poincarré pourrait jusqu’à un certain point éclairer celle de Végèce qui propose à l’emporte-pièce : «Si tu veux la paix, prépare la guerre». Il nous reste à considérer de quelle guerre il s’agit, n’est-ce pas ?

La Paix est essentiellement active. Elle l’est même dans sa passivité apparente …

L’enseignement de Jésus en témoigne : «En marche les faiseurs de paix ! Oui, ils seront criés fils d’Élohim.» (Matthieu, 5,9 - Chouraqui) Joie des tolérants, ils auront la terre en héritage ! (Matthieu 5,5 -Nouvelle Traduction)

Pendant quelques jours, à l’occasion de la Journée internationale de la Paix, le Blog de la Sagesse ouvre au dialogue sur cette question vitale de la PAIX.

Internautes de ce début du 21e siècle, toujours en attente de la PAIX, prenons la parole en sa faveur !

mercredi 3 septembre 2008

LE PRIX D'ENTRÉE

C’est la rentrée … À cause de l’influence des horaires imposés par le travail salarié et par les études, tout le monde entre ! L’entrée s’impose à tout le monde, d’une manière ou de l’autre. La réflexion de Graham Bell peut être éclairante en l’occurrence : «Lorsqu’une porte se ferme, il en est une qui s’ouvre. Il est triste que nous passions si longtemps à contempler celle qui est fermée, que nous ne voyons pas celle qui vient de s’ouvrir.»

La porte des vacances, pour la majorité d’entre nous, vient de se fermer. C’est la rentrée à l’école ou au travail qui se présente. Il se peut que le syndrome de la fin des vacances requiert beaucoup d’efforts de notre part pour tourner nos cœurs et nos yeux vers ce qui vient …

Le prix attaché à la rentrée est celui d’un cœur libre et ouvert … Encore faut-il s’y laisser inviter et «voir la porte qui s’ouvre» !

Comment vivez-vous la rentrée ? Quels sentiments vous animent ?

Si pour vous la rentrée est synonyme de retraite, comment entrevoyez-vous les choses ? Nouveau défi ? Crainte d’oisiveté et d’inutilité ? Enfin, le moment de vaquer à ses occupations favorites, à son propre rythme ?

Sommes-nous disposé-e-s à recevoir notre PRIX D’ENTRÉE ?

mercredi 30 juillet 2008

AMI-E-S DE LA SAGESSE, QUI ÊTES-VOUS ?

Clara est Egyptienne, elle vit au Canada depuis 15 ans, elle est linguiste, elle parle trois langues : l’anglais, le français, l’espagnol, quatre si je compte sa langue natale … Lorsque je m’adresse à Clara, cette amie merveilleuse toute pétillante de vie, j’ai l’impression qu’elle est toute proche et en même temps qu’elle me dépasse de cent coudées ! Tellement que si j’en prends conscience vivement, j’en ai un peu le vertige ! Pourtant elle est d’une grande simplicité : caractéristique de la véritable culture, semble-t-il ! Dépêchons-nous d’être simples … oh là ! là !

À 41 ans, qui est Clara ? Gare à celle ou celui qui la colle encore à sa personnalité de 20 ans ! Albert Jacquard, scientifique de haut niveau, nous dit qu’il faut risquer sans arrêt la «mise au monde» de notre être véritable et il ajoute : «On ne peut pas se construire tout seul. Il faut donc élaborer une société qui favorise les rencontres». Nous sommes donc en gestation permanente. Nous avons accès à tout le matériau nécessaire pour nous créer nous-mêmes et c’est un «sacré art», dit Gyslaine Salvail.

Saint-Malo

Pendant quelques jours, à St-Jacques de Montcalm, Québec, des «Ami-e-s de la Sagesse», délégué-e-s de treize pays, vont mettre en commun leur expérience et tâcher d’arriver à un certain consensus autour de leur identité propre.

Pour ceux et celles qui accepteront d’y entrer, le présent Blog est ouvert à un dialogue sur cette question d'une identité qui se construit.

Si mon amie Clara est un monde de richesses et de mystères, que dire des «AmiEs de la Sagesse» ! Que dire de cette personne morale que constitue un groupe à la fois si diversifié, à cause des personnalités qui la composent, et aussi unifié, à cause du but commun qui les rassemble de toutes cultures, races et langues !

AMI-E-S DE LA SAGESSE, QUI ÊTES-VOUS ?

mercredi 16 juillet 2008

L’IDENTITÉ … mystère ou défi ? définitif ou évolutif ?

L’autre jour en apprenant qu’une jeune femme de seize ans était déclarée victime de la bactérie mangeuse de chair, j’ai frissonné dans toute ma personne … Surtout qu’on nous révélait aussi qu’on avait dû lui amputer les deux jambes pour éviter que tout son corps soit atteint. Eh ! bien là, ce fut le comble. Je suis encore à me demander comment je me retrouverais moi-même, aussi entamée dans ma personne.

De là à me poser la question de l’identité … qu’est-ce qui fait l’identité d’une personne, il n’y a qu’un pas.

Ébranlée sur mes bases comme par le pire tsunami, que devient mon identité ? Ce n’est certainement pas approprié de poser la question dans une telle situation, me direz-vous ! Je constate cependant, combien tout ce qui touche cette question de l’identité, tout ce qui peut menacer la personne à ce niveau, est très déstabilisant … et le mot est faible.

Toucher à l’identité, c’est toucher à la personne puisqu’on définit l’identité comme l’ensemble des caractères visibles ou cachés qui font d’une personne ce qu’elle est, qui font d’elle un être unique.

Avez-vous déjà pensé que si tout le monde se ressemblait, nous n’aurions plus d’identité. En un sens, nous serions dépouillé-e-s de notre existence …

L’échange est ouvert sur cette question qui touche de si près notre vie !

dimanche 6 juillet 2008

LE CONGRÈS EUCHARISTIQUE 2008 EST TERMINÉ… QU’EN RESTERA-T-IL ?

Ce matin, je viens d'écouter la conférence de Madame Elizabeth Nguyen Thi Thu Hong qui a témoigné de son frère, le Cardinal François Xavier Nguyen Van Thuan.

François Xavier a passé 9 années en isolation cellulaire comme prisonnier au Vietnam. Sa foi en l'eucharistie a opéré des merveilles pour lui-même et, entre autres, pour 1500 prisonniers affamés et en colère, projeté lui-même dans le cargo qui les transportaient ailleurs. Il a pris conscience après un certain temps que ce cargo de noirceur profonde s'était transformée en une cathédrale de lumière pacifiante. Dans la poche de sa chemise, le prêtre avait réussi à transporter la Présence réelle de Jésus.

Tout cela est fort impressionnant ... touchant, il va sans dire.

Je retiens ceci : la prise de conscience de François Xavier qui lui a permis de durer dans cet enfer et même d'y grandir dans sa foi en saisissant l'importance de s'attacher à Dieu seul et non pas aux oeuvres accomplies pour lui. Deuxièmement, avec la
force de la Présence de Jésus, accepter de le suivre «Extra muros», hors les murs. Jésus a traversé la mort, a remis sa vie entre les mains du Père, hors d'un contexte «organisé, protégé » je dirais «canonique» ! Merci à François Xavie,ce grand témoin de la foi, qui m'invite à ne pas avoir peur de prendre des risques pour la Sagesse incarnée, Jésus(incarnée jusqu'en eucharistie), et qui a fait le Saut total dans l'abandon et la confiance en un Dieu qui jamais ne nous lâche mais qui demeure avec nous sur tous nos chemins !


Le CONGRÈS EUCHARISTIQUE EST TERMINÉ … Peut-être avons-nous re-découvert l’Eucharistie comme signe sensible du désir passionné de Christ Sagesse de demeurer parmi nous. Jusqu’à la transformation totale de l’Humanité.
Poursuivrons-nous cet approfondissement le lendemain et les surlendemains du Congrès ?

vendredi 27 juin 2008

L' HUMANITÉ, CORPS DE DIEU

En donnant un titre semblable au présent Billet - impossible de vous le cacher - je vous révèle un aspect, qui pour moi, ressort de l’expérience globale du 49e Congrès eucharistique. Congrès qui a eu lieu à Québec entre les 15 et 22 juin 2008.

L’HUMANITÉ, CORPS DE DIEU.
Plusieurs prises de parole au cours de ce Congrès international, ont affirmé, pour ne pas dire CRIÉ, cette interprétation signifiante de l’Eucharistie.

L’HUMANITÉ est en voie de «devenir», de se transformer progressivement en Christ, en CORPS DE DIEU. Quelle serait l’Eucharistie sans ce lien direct, vital et indispensable avec l’humanité entière, de toute race, couleur, culture, avec ses forces et ses faiblesses… «LA MESSE SUR LE MONDE», et son contenu fort dynamique et intégré à la vie des hommes et des femmes d’aujourd’hui, le proclame d’une autre façon. L’humanité dans laquelle Dieu a pris corps humain, cette humanité sauvée et aimée est, par le Christ et dans le Christ, CORPS DE DIEU. Pensons-y bien ! Et à la lumière de cette réalité, comment recevons- nous les paroles : CECI EST MON CORPS ?

Le présent Blog invite tous ceux et celles qui le désirent à donner des impressions, à exprimer leurs opinions sur le déroulement et le contenu de ce Congrès qui vient de se terminer, ou encore à simplement partager ce qui les a touché(e) s le plus. Que nous ayons été présent(e) s au Congrès ou que nous l’ayons suivi par les divers médias d’information, nous sommes bienvenu(e)s pour écrire un commentaire !

mercredi 4 juin 2008

UN VISA POUR LE PAYS DU COEUR

Il n’existe sans doute pas d’espace plus mystérieux que le cœur humain…
Faut-il se surprendre qu’un visa soit requis pour y avoir accès !

Mais justement qu’est-ce qu’un visa ? C’est un document qui nous permet d’entrer dans un pays qui n’est pas le nôtre. Et bien durant toute ma vie j’ai fait l’expérience que ce visa est… le sourire. Son obtention ne dépend que de nous et il nous permet de franchir des frontières qui autrement nous seraient fermées.



Une recherche sur la Toile révèle que le sourire est inné car le bébé sourit dès sa naissance. N’avons-nous pas tous entendu cette charmante expression : « il sourit aux anges ? » Le sourire est aussi universel, car il transcende toutes les cultures et est un signe de sociabilité. Il est l’expression non verbale d’une émotion et surtout il peut permettre l’accès à ce mystérieux pays qu’est le cœur de l’autre!

Un texte revient souvent sur la Toile quand il est question du sourire :

Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup
Il enrichit ceux qui le reçoivent sans appauvrir ceux qui le donnent
Il ne dure qu’un instant mais son souvenir est parfois éternel
Personne n’est assez riche pour pouvoir s’en passer
Personne n’est trop pauvre pour ne pas le donner. /…/
Si quelquefois vous rencontrez une personne qui ne vous donne pas le sourire que vous méritez, soyez généreux, donnez-lui le vôtre.


Le « sourire est un visa pour le pays du cœur »… est-ce bien vrai ?

dimanche 11 mai 2008

ÉLOGE DE LA MAIN

Qui ne sent pas la frénésie qui flotte dans l’air à ce moment-ci de l’année ? Frénésie qui accompagne les préparatifs pour la belle saison. Une communication extraordinaire s’établit entre nos esprits, nos coeurs et nos mains et suscite une activité toute baignée de joie et de créativité.
C’est par la main que l’homme est l’artisan du monde et que l’artiste l’embellit. Paul Valéry ne parle-t-il parle des «mains savantes, clairvoyantes et industrieuses du chirurgien»…



Les 28 février et 6 mars 2008, à l’émission Tous pour un, le jeune Tommy Trudel, 10 ans, a impressionné tout le monde par sa maîtrise du dossier des dinosaures, avec une réponse rapide et correcte à la très grande majorité des questions. Quel plaisir de le voir répondre avec aplomb et son petit sourire en coin… J’ai particulièrement noté avec quel soin sa main droite inscrivait la réponse sur papier. Quelle belle complicité de la tête et de la main!
«Regardez la main (il n’y a pas que les pianistes qui ont des mains!). Saint Thomas d’Aquin disait que ce qui constitue l’homme, c’est l’esprit et la main… C’est dire qu’elle est le signe le plus impressionnant de l’intelligence… Comme on dit très justement, l’homme exerce une mainmise, il met la main sur tout et tout tombe dans le règne de l’homme». (François Varillon, Joie de croire, joie de vivre, p. 178)
Je vous confie une tâche : celle de regarder vos mains, celles de vos proches, d’observer leur travail et leur habileté. Je vous lance une invitation : prendre le temps de communiquer le résultat de vos observations. Et si on se donnait la main pour partager le fruit de nos recherches ?

dimanche 13 avril 2008

CÉLÉBRER LA VIE !

En ce jour un peu frisquet d’avril et suite à notre trop long hivernage, j’ai le goût, de vous parler de LA VIE! La vie, pour qui savait la déceler, elle était là cependant dans les frêles bourgeons attendant patiemment un peu de chaleur pour s’épanouir; dans les courses de mon ami l’écureuil frondeur sur les fils électriques de ma rue; dans les jeux et rires des enfants rencontrés dans mes allées et venues et dans le regard attendri de leurs parents et grand parents. La vie elle éclatait hier dans l’enthousiasme des amateurs des Canadiens confiants de la victoire de leur équipe favorite et dans l’attitude des passants revigorés par les rayons du soleil. Oui, j’ai le goût de célébrer la vie plus forte que tout malgré les apparences.
Et puis il m’est revenu à la mémoire des fragments la très belle « Hymne au Printemps » de notre immortel Félix Leclerc. Il y parle il est vrai du mois de mai mais son merveilleux texte s’applique aussi à notre timide printemps d’avril :

Quand mon amie viendra par la rivière
Au mois de mai, après le dur hiver
Je sortirai, bras nus, dans la lumière
Et lui dirai le salut de la terre...

Vois, les fleurs ont recommencé
Dans l'étable crient les nouveau-nés
Viens voir la vieille barrière rouillée
Endimanchée de toiles d'araignée

Les bourgeons sortent de la mort
Papillons ont des manteaux d'or
Près du ruisseau sont alignées les fées
Et les crapauds chantent la liberté
Et les crapauds chantent la liberté...


LA VIE ! Il n’est qu’à visionner ce magnifique film documentaire intitulé
« MICROCOSMOS - Le Peuple de l’herbe » pour réaliser combien elle foisonne, même en pleine ville, là sous nos pieds quand l’asphalte lui cède la place. La Vie sachons la savourer avec un cœur d’enfant qui s’émerveille d’une coccinelle ou d’un pissenlit, cette fleur mal-aimée qui me touche par sa résilience. À VOUS LA PAROLE !

mardi 18 mars 2008

LE SILENCE, UN LUXE ?

«La route est à 150 m de mon immeuble. Pourtant, de ma fenêtre du troisième étage j'entends le boum-boum-boum des basses d'une musique moderne: une voiture passe. Me rendant à la gare, je croise un quad qui fait un bruit d'enfer. Vient ensuite un vélo-moteur, mal entretenu ou trafiqué, car les décibels qu'il émet dépassent certainement le seuil prescrit par la loi. Je monte dans le train. Le jeune qui me suit, à peine installé, se met des écouteurs dans les oreilles; il marque le rythme avec un pied et avec la main sur la cuisse. Derrière moi, une personne raconte à son portable ses rendez-vous avec Kevin et Lucas, avec force détails qui perturbent la lecture à laquelle j'essaie de m'adonner. Arrivé à Genève, dans le bus, j'ai droit à une recette de cuisine en espagnol, aussi donnée à un portable. Dans le grand magasin où je pénètre, une musique douce tente de me consoler de toutes ces invasions sonores, mais je ne peux m'empêcher de la remarquer, parce que quelque chose en moi répète: "Si tout était silencieux, comme ce serait reposant!" Et tout à coup un haut-parleur pour durs d'oreilles m'annonce une vente spéciale d'une voix agressive. Mes nerfs en ont assez. Ils clament: "Silence! J'ai besoin de penser!" Vous vous rendez compte? Même mes propres nerfs se mettent à hurler! Où allons-nous, si on ne peut plus compter sur son système nerveux?» (Claude Piron- Accros au bruit )

Un Blog pour se parler de silence et on parle de son contraire ! Silence et bruit à première vue semblent bien irréconcilables... Il y a des auteurs qui pourtant parlent du bruit comme «source de vie» ... Alors, pourquoi le silence ? Où sont les frontières qui rendent le silence quasi indispensable ? En quoi est-il un luxe ? Nous avons quelques semaines pour nous en parler !

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