Carnet Sagesse (Canada)

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dimanche 2 mars 2008

EUCHARISTIE ET MISÉRICORDE

Annalena Tonelli, italienne d’origine, médecin et missionnaire laïque, a été tuée par des inconnus, d’un coup de pistolet, en octobre 2003. Elle avait expérimenté une nouvelle méthode pour soigner la tuberculose, qui fut adoptée comme projet pilote en Afrique. Elle a été tuée dans l’hôpital qu’elle avait fondé près de Mogadishu. Elle avait créé des orphelinats, des écoles, des hôpitaux pour soigner la tuberculose.

Annalena était profondément croyante. « Il n’est pas utile de construire des cathédrales, écrivait-elle. La foi a un seul commandement : l’amour. Nous devons être le pain sur la table des pauvres. L’Eucharistie nous dit que notre religion est inutile sans le sacrement de la miséricorde, que c’est dans la charité que le ciel rencontre la terre. Si je n’aime pas, Dieu meurt sur la terre.»

Ce témoignage d’Annalena Tonelli nous oriente vers une réflexion profonde, en référence à l’Eucharistie particulièrement.

Qu’avons-nous fait de l’Eucharistie, nous, chrétiens, catholiques ? Malheureusement, le sens de l’Eucharistie a trop longtemps été réduit au comportemental, à l’obligation d’une «pratique» -- sans lien avec la vie. De là à ce que nous ayons à réviser les valeurs qui, par le passé, donnaient du «tonus» à tout l’appareil institutionnel ecclésial, il n’y a qu’un pas … Dans la culture actuelle, on dénonce de plus en plus, et surtout à l’intérieur d’une religion, tous ces atouts du pouvoir et de ces privilèges attachés à des situations particulières. Et c’est très bien ! Sans doute avons-nous un urgent besoin de retrouver un certain chemin de l’Évangile trop longtemps noyé dans de multiples codes de bonne conduite.

Dans quelques mois, nous célébrerons le 49e Congrès eucharistique international. «La foi chrétienne a un seul commandement : l’amour. Sans le sacrement de la miséricorde, notre religion est inutile.» (A.Tonelli). À quelles conditions le prochain Congrès eucharistique prendra-t-il tout son sens ? Cela est-il possible à ce moment de notre histoire, ici et maintenant ?

En toute confiance et liberté, nous nous en parlons ?

mercredi 6 février 2008

LA CONFIANCE, UN DÉFI ?

«On peut à force de confiance mettre les autres dans l’impossibilité de nous tromper.» (Joseph Joubert)

Une dame aveugle habitait seule à l’arrière de la maison de deux de nos Amies. Grâce à la «popotte roulante», on l’a découverte ! Elle a environ quatre-vingt dix ans … La première fois, la porte s’est à peine entr’ouverte, offrant une grande résistance à la poussée extérieure qui essayait de présenter une main secourable. La porte s’est entrebaillée, l’espace à peine nécessaire pour passer un plat à même le plancher. Un frisson nous parcourt lorsque intérieurement on voit l’image. De l’autre côté de la porte, ce n’est pas une bête apeurée qui se tient, mais elle lui ressemble étrangement. Cheveux en broussailles, tenue délabrée, œil hagard, mains tremblantes. Il a fallu trois mois avant qu’on puisse obtenir LE GESTE ULTIME DE CONFIANCE … Ouf ! Marilou avait fait le saut dans la confiance. La porte s’est ouverte ! On pouvait la voir, lui parler tout doucement pour ne pas l’effrayer et enfin ouvrir progressivement sur une relation. Relation qui deviendra pour elle la VIE. Marilou n’est plus reconnaissable. Elle sourit, elle a remis la main sur son appareil téléphonique perdu dans le désordre de l’appartement, elle communique, elle VIT !

LA CONFIANCE … «possibilité divine de l’être humain», dit Henry de Montherlant.

Combien de fois avez-vous lu ou entendu dire: «Le lien de confiance est brisé. Je ne peux plus compter sur cette personne.» On entend le contraire aussi. «Cette personne m’inspire confiance.» «Tu peux te fier à elle, elle tient toujours parole.» Faire confiance, inspirer confiance. Quel beau défi ! On s’en parle ?

mardi 22 janvier 2008

« IL FAUT ALLER AU BOUT DE SON COEUR »

Cette phrase entendue dernièrement résonne depuis dans mon propre coeur ! Mais que signifie-t-elle? Pour moi, c’est d’écouter les divers appels qui nous parviennent au jour le jour et d’essayer, dans la mesure du possible, d’y répondre généreusement. Pensons à tous ceux et celles qui se dévouent dans les divers organismes internationaux tels Médecins sans frontières et Reporters sans frontières et souvent au péril même de leur vie. Sans doute ne sommes-nous pas tous appelés à un tel héroïsme mais regardons autour de nous et voyons combien de personnes se mettent au service des autres disant en toute sincérité qu’elles reçoivent beaucoup plus qu’elles ne donnent.

« Il faut aller au bout de son cœur » : dans les milieux où nous évoluons n’y a-t-il pas des collègues, parents ou amis qui ont répondu à un besoin et apporté ainsi joie et réconfort à des démunis de toutes catégories ? Ainsi, depuis plusieurs années, ma sœur cadette s’est faite porteuse de pain auprès de gens moins nantis. Après une entente avec la direction d’un supermarché de Gatineau elle va chercher régulièrement pains et pâtisseries qui autrement seraient hélas jetés (c’est le drame de notre société de consommation). Elle les distribue à certains organismes tels « La Maison de l’Amitié » qui dessert un groupe de 800 personnes habitant des logements à prix modique; le Gite-Ami qui accueille des itinérants; l’Héberg’Ados pour des jeunes en difficulté et à un point de chute du Parc Roulottes La Verendrye. J’ai eu l’occasion de l’accompagner dernièrement dans deux de ses tournées et j’ai été touchée de la réaction d’un adolescent venu chercher leur part de cette manne qui m’a dit gentiment : « Vous savez, c’est apprécié ».

« Il faut aller au bout de son cœur »! Et vous, chers internautes, ne pourriez-vous pas nous partager vos expériences dans ce domaine ? Nul doute qu’elles seront aussi variées qu’enrichissantes.

mercredi 2 janvier 2008

2008, ANNÉE DE L'ASSAINISSEMENT

Un temps tout neuf est déposé, gratuitement, dans nos mains :
l’AN 2008.
Qu’en ferons-nous ? Mystère de la liberté humaine, me direz-vous …

Les Nations Unies ont décrété que 2008 serait l’Année internationale de l’Assainissement.

Cela pour se rapprocher des objectifs du Millénaire … Entre autres, pour atteindre, partout sur la Planète, de meilleures conditions de vie, particulièrement pour nos frères et sœurs privés de ces conditions (43 % des êtres humains). Pour s’assurer aussi, comme humanité en général, d’une meilleure qualité de vie à plus long terme, pour nous-mêmes et pour notre Planète. Santé, dignité, développement équitable précisent les objectifs poursuivis.

Paraît-il qu’il y a de bonnes résolutions et qu'il y en a de mauvaises …

Paraît-il que «pour que nous restions vivants, il faut que tout se transforme ; tout en nous doit sans cesse repartir et cheminer.» Anselm Grün


L’assainissement peut concerner non seulement l’environnement, ou si vous voulez, un environnement plus large que l’environnement naturel. Non pas qu’il soit à négliger, cet environnement naturel, loin de là ! Mais ce respect, cette action concrète par rapport à tout ce qui nous entoure, ne reposent-t-ils pas sur un assainissement spirituel, intérieur. Lorsque Jésus dit : «Si tu œil est sain, ton corps tout entier sera dans la lumière. Mais si ton œil est malade, ton corps tout entier sera dans les ténèbres.» (Matt 6,22sv), ne parle-t-il pas d’assainissement ?

Assainir notre personne, nos regards sur la réalité et sur nos semblables … peut devenir une condition quasi indispensable pour que non seulement nous décidions d’agir mais pour que dure notre engagement … pour rendre possible un autre assainissement indispensable : celui qui concerne la VIE dans toutes ses dimensions, en lien avec la Planète entière et ses habitants de quelque couleur qu’ils/elles soient !

Chers/chères Internautes qui fréquentez le Blog de la Sagesse, soyez bienvenu-e-s pour enrichir cette réflexion !

dimanche 16 décembre 2007

NOËL, FÊTE DU DON

À l’approche de Noël, beaucoup de fébrilité dans l'air. Le magasinage devient un sport national. Les gens demandent : Es-tu prêt(e) pour Noël? Autrement dit : As-tu fini d’acheter tes cadeaux? J’ai mëme entendu la phrase suivante : «Je suis vraiment désolé. Cette année, on ne peut pas faire de gros cadeaux.» Comme si la joie de Noël se mesurait à la cherté des cadeaux donnés et reçus. Bien sûr, c’est une bonne chose de faire plaisir en faisant des cadeaux, quand on peut le faire.



Mais si on parlait davantage de DON? Donner gratuitement. Pas nécessairement faire un don en argent ou en victuailles, quoiqu’il soit de mise en certains cas. Mais plutôt faire le don d’un sourire, faire cadeau de sa présence, donner un coup de main. Quoi d’autre?

Apprendre à recevoir. Savoir accueillir ce qui nous est offert.

Et toi, ami(e) blogueur(euse), quel est le plus beau cadeau que tu pourrais donner? Quel est le plus beau cadeau que tu aimerais recevoir?

André Defoy

mardi 4 décembre 2007

ATTENDRE

«ATENDRE EST UNE OCCUPATION. C'EST NE RIEN ATTENDRE QUI EST TERRIBLE» (Cesare Pavese)

En effet, on entend souvent que ce sont les projets qui font vivre l’être humain. L’attente est donc un facteur de vie. Un facteur de vie heureuse. Ne rien attendre est terrible parce qu’alors la vie s’arrête. Bien sûr il y a attente et attente. Pensons aux salles d’attente des hôpitaux … Pensons à l’attente de la personne en chômage parce que l’usine a fermé ses portes. Pensons à l’attente de la femme ou de l’homme marié qui espère un changement chez son partenaire alcoolique … Il y a des attentes qui angoissent. Il y a des attentes qui ne présentent pas d’avenir. Où se situe donc cet avenir qui rend une attente vivifiante, réjouissante ? N’est-ce pas à l’intérieur de l’être humain et à l’intérieur d’un projet de bonheur dont les avenues s’élargissent, s’approfonfissent et s’allongent … au-delà d’un temps et d’un espace ! Une attente qui invite à se «tenir sur la hauteur» … là où la JOIE est possible !


L’Avent 2007 commence et à travers les magnifiques textes de la liturgie, les Prophètes nous parlent de la joie de l’attente. « Lève-toi, Jérusalem, nous dit Baruch, tiens-toi sur la hauteur et contemple la joie qui te vient de ton Dieu » (36, 4). Isaïe, prophète par excellence de ce temps d’espérance, clame : « Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse, qu’il se couvre de fleurs des champs, qu’il exulte et crie de joie (35, 1). Cieux, criez de joie terre exulte, car Yahvé a consolé son peuple, il prend pitié des affligés (49, 33). Saint Paul renchérit avec son exhortation aux Philippiens : « Soyez dans la joie du Seigneur, soyez toujours dans la joie, le Seigneur est proche » (4, 4.5).

Pensons surtout à celle que Gabriel a salué de la part de Dieu en disant : « Réjouis-toi, comblée de grâces », Marie, l’humble Nazaréenne qui laissait transparaître en toute simplicité cette joie de l’attente à son entourage.

Quant à moi, durant ces quatre semaines, je souhaite que cette joie illumine mon quotidien. L’autre matin, à la messe chez les Dominicains, regardant les deux frères convers et la lectrice du jour apporter le pain et le vin, il m’a semblé voir l’arrivée des bergers.

Dans les semaines qui viennent, ne pourrions-vous pas chers/chères internautes partager ce que l’attente représente pour nous ? Les conditions qui la rendent possible et facteur de vie … Que signifie cette JOIE telle que promise à ceux et celles qui savent attendre ?

Conjointement : Jeannette Roy et Lucille Deschênes fdls

vendredi 23 novembre 2007

LIBÉRER LA PAROLE

Depuis quelques mois, la Commission Bouchard-Taylor offre la possibilité d’un débat de société autour de la question des accommodements raisonnables. Sans doute qu’une des valeurs de cet exercice démocratique est de «libérer la parole» sur un fait culturel qui prend de plus en plus d’importance chez-nous, au Canada, avec des variantes selon les provinces.

Cette prise de parole, comme d’autres d’ailleurs, nous fait vérifier combien le degré de conscientisation face à notre vécu politique en particulier, s’affine … Et je dirais que l’exercice en lui-même favorise encore cette affinement par la confrontation des idées, le dialogue, l’éclairage, les questions soulevées, etc. ….

«Prendre la Parole». Décision importante et indispensable pour que la vie prenne ses véritables dimensions dans le respect, la justice et, souhaitons-le, dans la plus grande harmonie possible.

Par ailleurs, il y a un moyen que la culture contemporaine surexploite et qui, apparemment, veut favoriser un genre de prise de parole. Je parle de tous les SONDAGES pour lesquels on s’est même spécialisé à l’extrême. Voilà ! c’est devenu un genre de «sport extrême» ! Ne provoque-t-on pas souvent de fortes sensations, des peurs ou des espoirs hallucinants, en découvrant les chiffres révélateurs ! Plutôt qu’une prise de parole qui éclaire et guide, ces sondages, pour un bon nombre, relèvent plutôt d’une réelle démagogie. Ne serait-il pas souhaitable de prendre l’habitude de relativiser les chiffres, les statistiques lorsque aucune analyse sérieuse ne les accompagne ?

Libérer la parole: une possibilité qui peut favoriser la démocratie et la création de situations favorables à la vie sous tous ses aspects. Si les «conditions gagnantes» y sont ?

Nous aurions quelques jours pour nous en parler avant le prochain Billet ...

jeudi 1 novembre 2007

HUMANISER LA MORT

Ce n’est plus un secret pour personne. Dans les mentalités contemporaines, la réalité de la mort est un sujet qu’on évite. Non seulement on l’évite mais on le fuit. Face à l’inéluctable, il faut à tout prix «faire vite et propre», c’est reconnu !

Confronté à la mort, un personnage des «Invasions Barbares» de Denys Arcand, s’écrie : «Quel sens tout cela peut-il avoir ?» En effet, la vie n’est-elle pas notre plus grand bien ? Pourtant l’être humain a vite découvert que cette vie telle que nous la connaissons a une durée limitée et que le moment de sa fin n’est pas défini d’avance. Et cette fin est sans retour. La question de sens est donc très pertinente … et cela devient un devoir de dignité d’essayer d’y répondre.


Marie de Hennezel affirme : « En faisant comme si la mort n’avait aucune incidence sur nos manières de vivre, nous appauvrissons nos vies, nous en perdons le goût sans même nous en apercevoir». Il est donc important, semble-t-il, de faire une place à la mort dans notre façon de vivre. Il nous faut, en quelque sorte, HUMANISER LA MORT !

Si nous nous en parlions pendant quelque temps dans ce Blog …

dimanche 14 octobre 2007

LE DON DE L’ÉCOUTE

Pendant plusieurs jours nous nous sommes attardés au pouvoir et à l'importance du regard dans nos vies. Cela suffisait pour que je m'attarde à un autre sens non moins important : l'OUÏE ... Le sens de la VUE nous invite à regarder et à voir. Bien important de distinguer les deux, n'est-ce pas ? Pareillement l'OUÏE offre deux possibilités : ENTENDRE ET ÉCOUTER. Je peux entendre sans écouter mais je peux difficilement écouter sans entendre, qu’en pensez-vous ?
Après le toucher, c'est bien reconnu, l'ouïe est le sens qui apparaît très tôt dans la vie du poupon, et c'est le dernier à quitter la personne en fin de vie. On nous recommande d'ailleurs de dire de belles paroles, de fredonner un chant connu et apprécié de la personne qui se prépare à nous quitter.
«Je leur donnerai un coeur et des oreilles qui entendent», dit Dieu. (Ba 2, 31). Dans la Bible, le coeur qui comprend est étroitement associé à l'oreille attentive. Sans doute que les commentaires de ce Billet trouveront dans ce passage biblique, une mine d'or pour la réflexion et le partage !


Savoir écouter est si important. Que de fois, entendons-nous :« Si tu savais comme cette personne m'a bien parlé !», alors que nous savons que la personne en question a surtout écouté. Laissez-moi vous raconter une petite anecdote … L'un de mes amis qui bégaie est invité à faire partie d'une équipe qui anime le cursillo dans sa paroisse. Tout étonné, il me téléphone pour me dire : «André, qu'en penses-tu?» Et moi de lui répondre : «Très bonne nouvelle, mon cher Daniel. Dans l'équipe, il y aura des gens qui parleront. Toi, tu as le don de l'écoute, et plusieurs participants auront le goût de se confier à toi, car tu es un homme discret, qui sait écouter ».
Voilà chers ami(e)s internautes, la parole est à vous maintenant. Merci de m’avoir écouté !

samedi 22 septembre 2007

LE REGARD

Tout au long de notre vie nous évoluons sous le regard des autres. Plus je progresse en âge (et j’espère en sagesse) je suis frappée par son impact pour le mieux ou pour le pire dans notre quotidien. Car il y a des regards de tendresse, de bienveillance, d’encouragement, de fierté qui sont à notre épanouissement ce que le soleil est à la fleur. Pensons ici à nos parents, notre fratrie, notre famille élargie, aux ami(e)s et à tous ceux qui croisent notre route. Mais il y a aussi, dû à la fragilité humaine, des regards d’incompréhension, d’intolérance et parfois même de rejet qui assombrissent notre vie. Pensons à ceux qui ne partagent pas nos valeurs et parfois même les ridiculisent…



Mais pensons surtout à Celui qui est venu il y a 2000 ans marcher courageusement sur nos chemins. Dans la contemplation de son regard, nous trouverons un grand réconfort. Regard de compassion du Christ devant la souffrance, la maladie, la mort – regard de bienveillance et de tendresse envers ceux l’entourent et le suivent – regard de pardon envers les pécheurs de tous ordres – mais aussi regard de tristesse devant l’incompréhension ambiante – regard de souffrance lors de son agonie et son cri de détresse sur la croix.
N’a t-Il pas épousé totalement notre condition humaine ?

Je vous invite, chers Internautes, à partager vos expériences du regard des autres et de cet Autre qui nous accompagne chaque jour. Elles ne pourront que nous enrichir.

lundi 3 septembre 2007

RAPPORTS HUMAINS (3)

Solidarité/appartenance …

C’est vrai que nous avons un modèle de ces valeurs dans le fonctionnement même de notre corps.

Nous avons aussi des témoins éloquents de ces valeurs chez les êtres humains. Avez-vous suivi les funérailles de Madame André P. Boucher ? Nous entendons souvent : pourquoi attend-on que les gens meurent pour en faire l’éloge ?
Je crois que nous sommes ainsi faits que dans la vie courante nous manquons du recul nécessaire pour voir les personnes dans toutes leurs richesses. Ce regard ne les dépouille pas de leurs richesses. Cependant, nous sommes aux prises avec les difficultés de la vie et souvent nous souhaitons que les personnes autour de nous soient parfaites pour nous rendre la vie plus supportable, plus douce. En fin de compte ce n’est pas aux gens que nous en voulons mais à la vie avec tous ses aléas plus ou moins réconfortants !!


Revenons à Madame Boucher, fort récemment, encore, mairesse de Québec … La mort nous l’a ravie. Le temps du recul a été donné par rapport à cette femme qui ne s’est jamais démentie dans sa lutte pour que règne la justice autour d’elle. Le pouvoir, elle le souhaitait, pour donner la parole aux gens simples, à la femme et à l’homme de la rue, tout autant qu’aux professionnel/le/s. Son décès subi a projeté son entourage dans l’espace nécessaire pour voir la femme dans toute sa grandeur ! Et les éloges ont fusé de toutes parts !

«Elle a bâti une appartenance à la ville de Québec !» a dit un des commentateurs. Elle a créé une solidarité dans le respect des personnes, de quelque statut qu’elles soient. «Il y en a qui s’agitent et il y en a qui agissent» disait un personnage de cinéma dernièrement. ANDRÉ BOUCHER a agi avec grandeur d’âme et amour de ses compatriotes. Elle a collaboré à créer l’âme de Québec. Ses rapports étaient fondés solidement sur une vérité et une honnêteté indéfectibles.
Salut à cette grande Dame, partie trop vite !

mercredi 15 août 2007

LES RAPPORTS HUMAINS

Mon plus grand besoin : appartenir ou être libre ?

Quelqu’un a affirmé un jour que l’être humain a bien plus besoin d’appartenance que de liberté. Êtes-vous de cet avis ? Au premier abord, je suis moi-même en désaccord!
La liberté, y a-t-il valeur plus sacrée, soif plus grande, besoin plus viscéral ? Alors comment peut-on affirmer que cette valeur pourrait passer en second par rapport à l’appartenance ?

L’appartenance. Je suis porté à dire premièrement que cela dépend de la personne concernée, il y a des gens qui franchement choisissent la solitude, pour ne pas dire l’isolement. Que voudrait dire pour eux/elles, «appartenir» ? Contraintes ? limites ? adaptation constante ? renoncement aux goûts personnels, voire à l’opinion personnelle ??
Par ailleurs, peut-on vraiment vivre sans aucun lien ? Nous y voilà !

«Nul n’est une île», disait Thomas Merton. C’est vérifiable facilement : le petit de l’animal s’en tire mieux que le petit de l’être humain livré à lui-même … Voilà pour le plan physique. Mais que dire de tous les autres besoins !



L’être humain est un nœud de relations. Sa survie et sa vie en dépendent.

Donc, l’appartenance s’impose, pour ainsi dire … Non, pas possible ! Le gros «hic» est là car l’appartenance est un choix ou n’est pas !
En conclusion, si d'une part, l’être humain a un besoin vital d’appartenance, d'autre part, ce lien d'appartenance lui est favorable en autant qu'il découle d'une saine liberté.

mardi 31 juillet 2007

LA FÊTE !

Depuis quelques années des villes importantes se colletaillent pour ou conserver ou mériter le trophée de CAPITALE DES FESTIVALS !


Il faut dire que l’ère culturelle actuelle fait exploser la grisaille de la routine métro-boulot-dodo en instaurant un nombre incalculable de fêtes, carnavals et festivals. Tout devient occasion de fêter, danser, chanter, bouffer … en toute saison. Vous êtes-vous déjà payé le luxe de faire une recherche sur le thème de la fête ? Eh ! bien réservez quelques heures, pour ne pas dire une journée ! Je ne vous ferai pas d’énumération mais aucun doute, toute occasion est bonne pour fêter. Comme le faisait remarquer un journaliste, il est même devenu impossible d’évoquer des sujets alarmants sans FÊTER … exemple LIVE EARTH …

… Et les médias d’embarquer dans le train des «industrieux» de la culture, d’affirmer le journaliste. «Mais, entend-on, arrêtez d’annoncer vos platitudes sur les développements routier, hospitalier ou technologique!... Cessez vos jérémiades sur la sécurité en ville, l’eau des piscines ou les nids-de-poule! Parlez-nous de la Fête … »

De là à en faire un chantage électoral … il s’en faut peu.


L’humain a besoin de la fête, chose certaine. Il m’arrive même parfois, de sentir avec bonheur, ma ville vibrer sous les éclats de rire, sous l’archet du violon, dans la joie de rassemblements multicolores, chaleureux et festifs. Mais semble-t-il que la surenchère dans ce domaine comme dans un autre, peut être révélateur d’un réel malaise …

SERAIT-CE LE BESOIN DE FUIR LA VRAIE QUESTION , LE JUSTE ÉQUILIBRE ENTRE LE RIRE ET LA COMPASSION, CETTE SAGESSE QUI NOUS PERMET DE REGARDER LA RÉALITÉ EN FACE TOUT EN DEMEURANT CONFIANT ?

Lucille

samedi 21 juillet 2007

BÉNI SOIS-TU FRÈRE SOLEIL !


En ce samedi tout baigné de lumière, je bénis mon frère le Soleil ! Astre majestueux qui règne sur l'univers des humains et qui fait la pluie et le beau temps !! Depuis quelques années les écologistes nous avertissent de ne pas amincir, par la pollution, le voile protecteur qui lui permet de remplir sa fonction vitale tout en ne causant pas de dommage à la Planète et aux Humains. Les entendons-nous ??

Ce Soleil, pour moi croyante, évoque évidemment, une Présence qui enveloppe ma vie, celle de Dieu, de Jésus Christ. Quel serait ce voile protecteur qui permet à la Présence d'être à son meilleur pour moi ? Ai-je besoin d'être «protégée», ai-je peur de l'Amour qui veille sur mes jours ? Cela me fait penser que ce voile peut être de deux natures : le voile de la peur, de la méfiance, de l'indifférence aussi ... OU ce voile qui pourrait porter le nom de révérence, d'adoration, de respect, de reconnaissance, d’émerveillement ... En poussant ma réflexion, je constate que ce voile, à mesure que je laisse la Présence m'approcher, doit ou s'amincir ou s'ouvrir (à l'inverse de la couche d'ozone semble-t-il pour le soleil!)...

Ô Soleil de ma vie, Père, Fils, Esprit, apprends-moi à demeurer attentive à ta présence qui est à la fois force transformante, purification, amour, VIE ! Ce voile qui nous sépare apparemment ... n'est pas séparation mais à la fois différentiation et lien incontournable. Comme l’univers dépend du soleil pour VIVRE, je suis liée à Toi, Seigneur, comme à ma SOURCE VITALE. Par ailleurs, Tu es et demeure L'UNIQUE, le TOUT AUTRE et tu me veux aussi unique, libre, différente, originale. N'est-ce pas ce qui rend possible le véritable amour qui n'est pas fusion mais complémentarité. De TOI, comme de mon prochain, j’ai un immense besoin, tout en étant et en demeurant autre…

Merci, Seigneur, de nous avoir voulu, hommes et femmes de cet univers, tes partenaires de création. Que le voile entre Toi et nous, s'illumine, devienne transparent, laissant ainsi passer de Toi à nous, la Vie en plénitude et que nous devenions TOI en NOUS et NOUS en TOI, CRÉATION NOUVELLE !

Ô SOLEIL, AMOUR À PEINE VOILÉ, SOIS BÉNI ÉTERNELLEMENT !

Lucille Deschênes fdls

lundi 25 juin 2007

PRENDRE DES VACANCES … POURQUOI ?

NOUS SOMMES DANS LE TEMPS NORMALEMENT CONSACRÉ AUX VACANCES... Le Blog de la Sagesse chrétienne entre dans le vif du sujet !

Depuis que je suis à la retraite, j’avais presque décidé qu’un temps de vacances déterminé était superflu. Habituée auparavant à un travail avec des horaires fixes et des exigences d’agenda, de déplacements, de défis de toutes sortes, j’avais l’impression qu’étant maintenant au contrôle, ou presque !! … de mon temps, je pouvais m’arrêter quand je voulais, récupérer au fur et à mesure, éviter les grands stress etc. Donc, pourquoi des vacances ? Pour un certain temps j’avais l’impression de les prendre tout au long de l’année … Mais voilà il arrive que l’on déchante ! Être à la retraite, c’est souvent avoir beaucoup de temps pour toutes sortes de service. Parlez-en aux grands-parents ! Alors, allez-y voir où sont les véritables moments de repos et de détente un peu plus longs, suffisants pour refaire des énergies et prendre du recul.

«Si j’étais médecin, je prescrirais des vacances à tous les patients qui considèrent que leur travail est important.» (Bernard Russel, mathématicien et philosophe) Intéressant ! Voilà que j’ai un critère qui a du poids pour décider en faveur de vacances … plus systématiques ! Je travaille encore même si je suis à la retraite et j'aime ce travail. Donc cela devient pour ainsi dire une responsabilité que de prendre des vacances. Quand ce ne serait que de reposer les autres en s’absentant… hum ! Vive donc un bon temps de vacances au cours de l’année. On pourrait éventuellement se reparler de la manière de prendre ces vacances …

lundi 11 juin 2007

JUIN, UN MOIS SPÉCIAL ?

Un SOUVENIR du mois de juin !


Ce souvenir que je vais vous relater concerne l’ingéniosité de ma mère. Juin a le parfum de sa débrouillardise, de sa générosité intarissable, de sa joie créatrice … Je ne crois pas que jamais je ne trouverai un exemple d’un plus grand amour humain. La famille était nombreuse : 10 enfants. Nous avions traversé une guerre et papa avait été souvent absent à cause de la maladie. Ce qui signifie que maman a dû déployer une inventivité hors de l’ordinaire pour nous garder dans la joie de l’enfance Entre autres, tout au long de l’année, elle conservait le très bon tissu des sacs de farine et de sucre, elle les faisait tremper dans l’eau bouillante javellisée pour en enlever l’écriture et il en sortait des pièces d’excellent et beau tissu. Mais ce n’était pas tout ! Elle teignait ce tissu d’un magnifique bleu. Et ensuite ? Pour nous, les filles, nous étions alors trois, de nuit elle cousait d’adorables salopettes toutes décorées de ruban (ric-rac) de couleurs assorties. Le souvenir doit être terriblement fort pour que je me souvienne après tant d’années de tous ces détails. Imaginez tout le travail d’artisane pour nous assurer ce vêtement de jeux et d’occupations estivales ! Imaginez aussi l’empressement, la joie et la fierté avec lesquelles nous endossions ce vêtement à la fermeture des classes. Je ne crois pas que beaucoup de personnes auraient pu soupçonner leur provenance tant il était élégant et joli ! Je vois maman nous observer du coin de son œil rieur (avec quel bonheur) alors que nous l’endossions pour la première fois et déguerpir avec seaux et guenilles vers l’école de campagne où nous étions conviées pour le dernier ménage de l’année.

BIEN CHÈRE MAMAN, SALUT

jeudi 31 mai 2007

JUIN, UN MOIS SPÉCIAL ?

Le Blog de la Sagesse Chrétienne entre avec vous tous, internautes fidèles, dans le beau mois de JUIN. Un mois aux couleurs spéciales, ne trouvez-vous pas ? Vous auriez peut-être envie de me dire que tous les mois ont une couleur spéciale. Juin cependant il me semble est particulier. Tout ce qui se situe au «milieu» paraît-il comporte des caractéristiques originales. La situation médiane a quelque chose de stratégique !
Les mois de juin de notre enfance sont sans doute peuplés de souvenirs qui ne sont pas nécessairement des fantômes ! En regard du magnifique tableau présenté ci-haut, laissons aller nos imaginations, rêvons et partageons.
Si nous avions à personnifier le mois de juin, quel personnage ou quel symbole est-ce que nous proposerions ? Quels souvenirs nous rappelle ce mois «stratégique» ??
En regardant l’image proposée, qu’est-ce que j’y vois, qu’est-ce qu’elle m’inspire ? Chansons, poésies, pensées, textes variés etc. sont bienvenus …
Place à l’expression !

vendredi 11 mai 2007

LE SECRET DE MARIE

Le «Secret de Marie» est le titre donné à une lettre spirituelle écrite par Saint Louis-Marie de Montfort …
Marie, un Secret … Ce titre, à première vue, est pour le moins intrigant. Comme cela se présente pour tout secret, il nous donne le goût de le découvrir, de le chercher, de le comprendre …
Puisqu’il s’agit de Marie, par ailleurs, on n’imaginerait pas qu’il soit triste, ce secret. Donc c’est un heureux secret ! Au total, ce titre renferme vraiment un attrait bien particulier.


En quoi Marie est-elle un heureux Secret pour moi,
pour l’humanité ?


La fin du mois de mai nous donne le temps de nous en parler.
Laissons monter dans nos cœurs et partageons-nous
ce que l’expression : LE SECRET DE MARIE renferme de sens et d’appel.

mardi 1 mai 2007

JE SUIS DE CETTE TERRE...

« Marie de la Terre
Marie notre Mère
De nous souviens-toi !
»
En ce premier mai, le Blog de la Sagesse chrétienne continue sa réflexion en remettant aux soins de Marie, notre vieille Terre. N’est-ce pas Marie qui a offert à Dieu sa collaboration ? Pour qu’Il s’incarne au plus profond de notre humanité. Pour qu’Il devienne ce FEU transformant au cœur de notre terre, planète et humanité !
Aujourd’hui, grâce à Elle toujours, je crois que l’incarnation se poursuit dans les membres du Christ Jésus. Christ est ressuscité et son Corps entier, que nous sommes tous et toutes, terriens et terriennes, est entré dans ce grand Souffle de la résurrection. Cependant comme nous sommes libres, la décision d’y entrer pleinement nous est laissée …

N’est-ce pas pour cela que Marie conserve un rôle prépondérant ? Pour qu’Elle nous garde précieusement du côté de la Vie ! D’ailleurs quand on y songe, comment ne pas respecter notre Planète lorsque nous réalisons que son Créateur a voulu l’habiter comme créature à part entière et qu’Il y demeure ! «Comme Tu as aimé Seigneur, Ta Terre», nous fait chanter le psalmiste. En ce premier jour de mai, Marie, prend cette Terre dans tes bras. Aime-la, bénis-la … nous y sommes tous et toutes avec Jésus, ton Fils.
Lucille Deschênes

jeudi 26 avril 2007

Je suis de cette Terre

«JE SUIS DE CETTE TERRE»
Nous sommes au temps des premiers semis … Les odeurs de la terre montent de plus en plus, doucement parfumées, apaisantes et remplies de promesses. Notre corps, et notre odorat particulièrement, les accueillent avec joie et ivresse parfois ! Quels liens indéniables entre la terre en activité et notre corps ! Pas étonnant que cette terre, le sol sur lequel nous posons les pieds, souvent inconsciemment, renferme des énergies qui peuvent guérir, recentrer et unifier nos énergies humaines. Thérapeutiques pour le corps, mais aussi pour l’esprit et l’âme…


Je suis de cette terre
Je suis désert, je suis rivière
Je suis la paix, je suis la guerre
bonheur, je suis rivière
Je suis ce que tu sais de moi …
Je suis
Ce que je vis de toi /…/

C’est toi mon horizon»

Vous connaissez ce chant de Jean-Pierre Bonsirven ? Magnifique, n’est-ce pas ?
La saison des semences, de toute cette vie qui reprend ses droits, me parle-t-elle ? Quels sont ses secrets de vie ? Est-ce que j’aime la terre ? Pourquoi ? Si nous nous en parlions …

Lucille Deschênes

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