À ce moment de l'hiver, parfois trop rigoureux à notre goût, parler d'Espérance ne peut être que bénéfique. Parler de cette petite Fille Espérance chère à Péguy et qu'il décrit si joliment dans le "Porche du mystère de la deuxième Vertu": "Ce qui m'étonne, dit Dieu, c'est l'Espérance. Et je n'en reviens pas... Cette petite fille Espérance. Immortelle… La Foi est une Épouse fidèle. La Charité est une mère… L'Espérance est une petite fille de rien du tout qui est venue au monde le jour de Noël de l'année dernière"
Et le poète, en fin connaisseur de l'âme humaine, ajoute: "La petite Espérance s'avance toute seule entre ses deux grandes sœurs (la Foi et la charité). Et on ne prend seulement pas garde à elle… Et il continue: C'est elle, cette petite, qui entraîne tout. Car la Foi ne voit que ce qui est. Et elle, elle voit ce qui sera. La Charité n'aime que ce qui est. Et elle, elle aime ce qui sera".


Péguy n'est d'ailleurs pas le seul à avoir parlé d'espérance. Bien avant lui nos ancêtres dans la foi ont insisté sur cette vertu qu'ils voulaient nous voir chevillée au cœur. Paul, dans la Lettre aux Hébreux qui lui est attribuée, affirme: "Sans fléchir continuons de confesser notre espérance, car fidèle est celui qui a promis " (10,22) et Pierre dans sa première épître nous invite instamment : … soyez toujours prêts à défendre votre espérance devant ceux qui vous en demanderaient compte." (3, 15)
Mais nous sommes parfois en manque d'espérance et trébuchons sur le chemin "raboteux" de la vie. Surtout quand les médias ne présentent que guerres et tragédies à faire désespérer de l'être humain. Mais n'oublions pas que c'est l'Espérance seule, portant les autres (Foi et Charité), qui traversa les mondes révolus… et nous aidera à découvrir chez nos contemporain e s ces gestes généreux et souvent héroïques faisant échec à l'égoïsme et la haine.

Cher e s Internautes, prenons maintenant la parole pour partager comment, au cœur de notre quotidien, nous cheminons avec cette "petite fille espérance".